Économie·

L'AES crée la Banque Confédérale pour l'investissement et le développement

La Confédération des États de l'Alliance du Sahel a décidé de franchir un cap historique en annonçant la création de sa propre banque régionale : la BCID AES.

Par La Rédaction

Ferñent·Lecture

La Confédération des États de l'Alliance du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a décidé de franchir un cap historique en annonçant la création de sa propre banque régionale : la Banque confédérale pour l'investissement et le développement (BCID AES).

Cette initiative vise à doter l'AES d'un outil financier stratégique pour répondre aux besoins d'investissements massifs dans des secteurs essentiels comme les infrastructures, l'énergie, le transport et l'agriculture.

Un nouvel outil de financement : le Prélèvement Confédéral

Le 28 mars 2025, les chefs d'État de l'AES ont instauré un « Prélèvement Confédéral » de 0,5% sur les importations en provenance de pays extérieurs à leur confédération. Cette taxe douanière est prélevée par les autorités nationales et destinée à alimenter directement le budget de l'AES pour soutenir ses projets.

L'idée n'est pas d'augmenter le coût des biens pour les consommateurs, mais de rediriger vers la confédération des recettes jusque-là versées à la CEDEAO. Seuls certains produits, comme les aides humanitaires ou les marchandises diplomatiques, sont exemptés de cette mesure.

Une étape vers l'autonomie financière

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso entendent ainsi utiliser les ressources collectées pour financer les priorités nationales : infrastructures, défense, agriculture et énergie. Ces initiatives — création de la BCID AES, réforme des codes miniers, instauration du Prélèvement Confédéral — reflètent une volonté manifeste des États de l'AES de se détacher de leur statut de dépendance économique hérité.

Débat

Commentaires

  • Aucun commentaire pour le moment.

Laisser un commentaire

← Ferñent

Dans la même rubrique

Économie

Le lourd poids du service de la dette

L'endettement du Sénégal a atteint des niveaux alarmants, compromettant gravement la capacité de l'État à investir dans les services publics essentiels. Une analyse approfondie du fardeau de la dette et de ses conséquences sur le développement du pays.

Par Alla KaneLire la suite →