
Femmes panafricaines : mémoire et combat
En écho à la création de l'Organisation panafricaine des femmes — regards et initiatives sur le terrain.
Par Fatou Ndiaye
L'Organisation panafricaine des femmes n'est pas une note de bas de page de l'histoire. Elle rappelle que le projet d'unité africaine n'a jamais été l'affaire des seuls chefs d'État. Des militantes ont organisé l'alphabétisation, les caisses de solidarité, les réseaux d'exil, les grèves des marchés.
Aujourd'hui, ce fil n'est pas rompu. Au Sahel, dans les banlieues de Dakar, dans les camps et les campus, des collectives relient la lutte contre le patriarcat à celle contre le pillage extractif et le militarisme. Elles refusent qu'on leur assigne le rôle de « bénéficiaires » de projets ONG, alors qu'elles sont des sujets politiques.
La mémoire n'est pas un musée. Elle est une méthode : retrouver les noms, les tracts, les grèves oubliées, pour armer le présent. Ferñent ouvre ce dossier pour que le panafricanisme cesse d'être une rhétorique présidentielle et redevienne une pratique populaire, féministe et internationaliste.
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