
Un député de la CEDEAO échappe à la junte putschiste d'Embalo
Témoignage sur les persécutions politiques en Guinée-Bissau sous le régime d'Umaro Sissoco Embaló. Un député de la CEDEAO contraint de fuir pour échapper aux menaces de la junte au pouvoir.
Par Guy Marius Sagna
La Guinée-Bissau vit sous le joug d'un régime autoritaire dirigé par Umaro Sissoco Embaló, qui a transformé ce petit pays d'Afrique de l'Ouest en un État policier où la moindre voix dissidente est traquée et réprimée. Le témoignage d'un député de la CEDEAO, contraint de fuir le pays pour échapper aux persécutions de la junte, met en lumière la gravité de la situation.
Embaló, arrivé au pouvoir dans des conditions contestées, a systématiquement démantelé les institutions démocratiques, muselé la presse, emprisonné les opposants et instauré un climat de terreur qui rappelle les heures les plus sombres de l'histoire politique bissau-guinéenne. Les parlementaires qui osent le critiquer sont menacés, leurs familles harcelées, leurs biens confisqués. L'institution parlementaire elle-même a été vidée de sa substance par des dissolutions arbitraires et des manœuvres anticonstitutionnelles.
La communauté internationale, et en particulier la CEDEAO, porte une lourde responsabilité dans la perpétuation de cette situation. Le silence complice des organisations régionales et des puissances occidentales face aux agissements d'Embaló est inacceptable. Il est temps que les peuples d'Afrique de l'Ouest fassent entendre leur voix pour exiger le respect de la démocratie et des droits humains en Guinée-Bissau.
La solidarité avec le peuple bissau-guinéen n'est pas une option, c'est un devoir. Le combat pour la démocratie ne connaît pas de frontières, et la lutte contre les régimes putschistes et autoritaires en Afrique est l'affaire de tous les démocrates et progressistes du continent.
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