Social·

Diplômés, chômeurs, exilés : la jeunesse qu'on exporte

Derrière les discours sur l'« entrepreneuriat des jeunes », l'émigration et le chômage de masse dessinent une politique d'abandon.

Par Mamadou Fall

Ferñent·Lecture

Ils ont fait les classes préparatoires, les licences, les masters. Ils enchaînent les stages non payés, les appels d'offres introuvables, les visas refusés puis, parfois, les pirogues. La jeunesse n'est pas une « bombe démographique ». Elle est une génération à qui l'on a promis l'école républicaine et livré le marché.

L'entrepreneuriat n'est pas une politique de l'emploi. C'est souvent le transfert du risque de l'État vers l'individu. Pendant ce temps, les services publics manquent d'enseignants, d'infirmiers, de techniciens.

Ferñent donnera la parole à celles et ceux qui refusent d'être une variable d'ajustement — ici ou ailleurs. La solidarité internationaliste commence par le droit de rester, et le droit de partir debout.

Débat

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