Social·

Syndicalisme de classe : réponses et mobilisations

Le pouvoir ultra-libéral attaque les acquis sociaux — face à cela, les organisations syndicales appellent à la convergence des luttes.

Par Aminata Diop

Ferñent·Lecture

Dans les ports, les écoles, les hôpitaux et les zones franches, le même scénario se répète : gel des salaires, contrats précaires, externalisation, répression des grèves. Le discours officiel parle de « modernisation » et de « compétitivité ». Sur le terrain, les travailleurs parlent de fatigue, de dettes de fin de mois, de collègues licenciés.

Un syndicalisme de classe ne se contente pas de négocier le moins pire dans le huis clos des commissions. Il relie les revendications immédiates — salaire, statut, sécurité — à une critique du modèle économique. Il refuse que la « paix sociale » soit le silence des ateliers.

La convergence des luttes n'est pas un slogan de tribune. Elle suppose des caisses de grève communes, des assemblées interprofessionnelles, une solidarité concrète avec les saisonniers, les travailleurs de l'informel et les migrantes. Elle suppose aussi de rompre avec le clientélisme qui a trop longtemps fragmenté le mouvement ouvrier sénégalais.

Ferñent suivra ces mobilisations. Non comme un observateur neutre, mais comme un journal de combat : pour que la parole des travailleurs ne soit plus reléguée en bas de page.

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